D'espace en friche à terre nourricière

En 2019, des bénévoles de La Solitude de Pré-d’en-Haut proposent de cultiver sur place des denrées pour les besoins de l’organisation. Au nord de la propriété, ils repèrent un espace en friche qui se prête ce projet. La proposition qu'ils présentent à la direction est acceptée. Un acre de la propriété sera consacré à des fins de culture maraichère. Le projet débute.

En 2020, un premier labourage est effectué et un comité conseil est formé. Composé de citoyens et de spécialistes en culture maraichère, il formule des recommandations sur la façon de reconstituer un sol fertile.   

La mise en place du jardin évolue en 6 étapes

 

PHASE 1 : Préparation du terrain, 2020-2022

De la chaux est introduite afin d’augmenter le niveau PH dans le sol. Du sarrasin et du seigle sont ensemencés et introduits en terre afin d’augmenter la matière organique. Ces manœuvres sont répétées à trois reprises au cours des deux années suivantes.

PHASE 2 : Mise en place des infrastructures, 2021-2022

Du financement permet l’acquisition d’un cabanon à outils, l’installation d’une clôture à l’épreuve des chevreuils et l’aménagement d’un système de récupération d’eau de pluie. Le jardin est doté des fondations nécessaires à son autonomie.

PHASE 3 : Acquisition d’équipements, 2023

Des partenaires privés et publics financent l’acquisition d’un d’outils de jardin et d’un motoculteur multifonctionnel. Des plants d’arbres et d’arbustes fruitiers sont introduits le long de la clôture intérieure et extérieure du jardin. Des semences sont achetées. Un chemin d’accès et un puits de surface sont également aménagés.

PHASE 4 : Ouverture du jardin à titre expérimentale, 2023

Les derniers préparatifs ont lieu afin d’ouvrir partiellement le jardin à la population. Un bloc sanitaire est ajouté. Des arbres et des arbustes sont plantés. Les étudiants de l’École Abbey-Landry s’associent au projet en fournissant les plants de tomates. La moitié de la surface disponible est cultivée. La population répond favorablement à l'appel. Au terme de la saison, le jardin a livré ses promesses d'abondance. Les jardiniers, les bénévoles et les organismes locaux bénéficient de fruits et de légumes savoureux. 

PHASE 5 : Ouverture officielle du jardin, 2024

Après trois années de préparation, le jardin ouvre ses portes à la population. 100% de la surface est cultivée. Fortes des apprentissages antérieurs, les pratiques de préparation et d’ensemencement du sol s’affinent. Le rendement des semences sélectionnées s’accroit. Le contrôle des insectes nuisibles progresse. L’irrigation des cultures est contrôlée. La liste des jardiniers s’allonge. Le jardin rencontre ses objectifs. Il récompense les efforts investis de centaines de livres de fruits et de légumes.

PHASE 6 : Accroissement de la sécurité alimentaire, 2025-2026

Cette période est consacrée à la recherche de financement pour l’acquisition et l’installation d’une chambre froide. Cet équipement permettra de sauvegarder un maximum de denrées lors des récoltes abondantes de la fin août et partant, d’éviter le gaspillage. Grâce à une température et une humidité contrôlées, l’édifice conservera la fraîcheur et les qualités nutritionnelles des légumes à long terme. Il rehaussera la disponibilité de denrées de qualité et consolidera la sécurité alimentaire de la région.

PHASE 7 : Optimisation des rendements, 2026-2027

Cette période est consacrée à l’acquisition d’une serre de culture. Au printemps, l'équipement permet de cultiver les premiers semis et les légumes tolérants au froid et allonge d’un mois la période de production maraichère. À l’automne, alors que les légumes extérieurs commencent à péricliter, ceux de la serre peuvent être récoltés jusqu’en novembre, ce qui prolonge la période de production d’un autre mois. Le volume accrue de légumes récoltés rehaussera la disponibilité de denrées sur le marché local et contribuera à accroitre la sécurité alimentaire. 

Et si on allait plus loin...

Une institution d’enseignement en culture maraichère sur petites surfaces